Rechercher
  • La rédaction

Maitrise d'Ouvrage, 2022 sera-t-il l'année du BIM pour vous?

Le signal est pourtant clair ! Le 10 mai 2021 est paru le nouveau guide de la commande publique. Destiné aux Artisans, TPE et PME, ce document pédagogique a pour ambition de faire de la commande publique un des leviers de la relance Economique.




Des Mesures Incitatives pour Dynamiser la Commande Publique

Les Acheteurs publics disposent de mesures incitatives pour dynamiser la commande publique. On ne compte plus les "procédures allégées", les dispenses de publicité de mis en concurrence, les mesures dérogatoires pour permettre la simplification en passant des marchés de gré à gré.


Un grand Absent: le Recours aux Nouvelles Technologies

Il n'existe aucune recommandation et/ou incitation à recourir aux Nouvelles Technologies. Il n'est pourtant pas compliqué de proposer l'insertion de clause dans CCTP relatives au BIM. Ce constat n'a pas pour objectif de désigner un Responsable. Il a juste pour but de relever le paradoxe et d'essayer de le dépasser en mettant fin à une idée fausse trop souvent répandue que ce qui est novateur est cher !


Travail en solo ou à plusieurs ?

Le "débutant" en 4D va commencer par concevoir son travail de son côté et fournir un livrable généralement efficient, interactif et fournissant un appui précieux au membres de son projet. Mais il travaille seul. Sur lui repose la responsabilité de dialoguer avec l'ensemble des parties prenantes pour obtenir un 3D qu'il va devoir apprivoiser et/ou adapter et bien souvent lui revient la tâche de réaliser son planning et sa 4D de son côté. Travailler à plusieurs revient à multiplier le nombre d'utilisateurs mais mathématiquement 1 X10 =10 chacun travaille seul mais à dix. On multiplie les difficultés et les avantages ne sont pas probants. Les personnes se réunissent, mais les 4D ne "dialoguent" pas ensembles.

Résultat: là où l'on avait abolit l'abstraction, on se retrouve avec une vision parcellaire et dans l'obligation de reconstituer dans "sa tête" le projet.

Un exemple concret : faire une 4D du gros œuvre d'un bâtiment c'est possible, faire ensuite une 4D pour le second œuvre pourquoi pas mettre le tout dans un master 4D ...ça devient compliquer à plusieurs titres: d'une part pour des raisons de taille du modèle, d'autre part, à force de compiler des plannings entre eux, soit on perd des infos, soit le détail rend la lecture de la 4D impossible tout s'allume en même temps.

Il y a des coactivités incessantes. Alors ?


Faire venir Rome à soi plutôt qu'aller à Rome

Passer de la 4D 1.0 à la 4D 4.0, c'est concevoir un process 4D dans lequel, il faut prendre en compte la gestion horizontale et verticale du projet. Il est évident que si le planning dispose d'un niveau de détail allant du planning directeur au niveau le plus détaillé (4 ou même parfois 5), il est aussi plural dans sa composante. Chaque entreprise dispose d'un planning de travaux et si le pilotage du planning implique un "dialogue" entre niveau, la coordination s'entend d'un "dialogue" entre planning de même niveau.

Passer de la 4D 1.0 à la 4D 4.0 c'est traduire l'exigence de verticalité et d'horizontalité sur l'aspect 4D. C'est être en mesure de comprendre la 4D de chaque niveau mais également la 4D de plusieurs acteurs du même niveau. La double intégration oblige à relever un défi de taille, car on sait interfacer deux plannings mais sait-on interfacer deux modèle 3D avec des niveaux de granulométrie différents ? La définition de règles et l'automatisation des systèmes de planification offrent les moyens de mettre à jour dans les plannings de détails et de consolider les informations dans les plannings de haut niveau. Peut-on consolider des plannings 4D ?


Est-ce possible ? Est-ce souhaitable ?

Oui c'est possible, le défi est relevé par certain acteur du marché. PRIMAFRANCE les accompagne dans cette démarche mais elle suppose d'une part que le jeu en vaille la chandelle. Il est donc essentiel de comprendre que la 4D. en 4.0 à du sens pour des projets complexes, dont la taille, l'investissement financier, la durée et le nombre de parties prenantes imposent une véritable réflexion en 4D.


Le second constat que nous faisons consiste à voir se détacher deux typologies d'acteur dont la classification repose sur la maturité du concept de 4D et de la place que chacun souhaite lui accorder.


Enfin l'architecture technique et informatique qui supporte un système d'information permettant de traduire ces exigences est nécessairement composite. Il s'agit d'un assemblage savant de briques informatiques performantes. Le secret réside dans leur agencement et dans la définition d'une intégration fluide et opérante pour les données soient ingérées par le système, traduite pour chaque acteur dans son "langage" et selon sa pertinence, et que la mise à jour en soit de même.


La 4D en 4.0, un gage d'avenir

"On ne nait pas géant, on le devient". Les grands groupes sont souvent le fruit d'une consolidation de plusieurs petites ou moyennes entreprises spécialisées et qui forment un tout plus ou moins homogène. Lorsqu'un donneur d'ordre travaille sur la mise en place d'une 4D 4.0, il porte la responsabilité de mettre en place une Organisation de travaille entrainant dans son sillage des entreprises principales et des myriades de sous-traitant: c'est toute une filière qui travaille en 4D.


Agir et ne pas subir

La 4D en 1.0, b-a ba de l'approche digitale en matière de planification ne doit pas être négligé par les acteurs de ces marchés. Quelques soient leur taille et la typologie de leur projet, la 4D reste une approche de travail avec laquelle il faut se familiariser sous peine de ne pas pouvoir accéder à des marchés plus conséquent.

A méditer...il n'y a pas que la chance qui sourit aux audacieux, la 4D aussi.


23 vues0 commentaire