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  • La rédaction

SAFETY et BIM 4D

Le formidable travail des Préventeurs dans le Digital et leur formation



Former pour élever la vigilance


Les acteurs de la Prévention et de la Sécurité sur les Chantiers ont pris le tournant du Digitial depuis quelques années. Au-delà des actions de sensibilisation des parties prenantes sur un chantier, la réalisation des Formations interactives et de mise en situation commence à voir le jour.

La technologie offre les moyens de mettre en place à travers des outil de simulation virtuelle des exemples de conduites à tenir lors de gestes opérationnels qui permettent d'intégrer les risques chantiers. La VR (réalité virtuelle) offre les moyens d'immerger les apprenants dans un scénario et reproduire les gestes pour éviter éviter les dangers. L'apprenant mesure les risques, expérimente le danger en cas de non respect de la procédure. "Tomber virtuellement" est un expérience marquante même si on ne se fait pas mal physiquement.

Ces simulateurs font appel à des technologies éprouvées mais c'est l'adaptation à ce mode de formation qu'il reste encore à développer. la VR peut donner mal à la tête. Comment organiser une session avec 6 apprenants lorsqu'un seul va opérer ? Que font les autres pendant ce temps? Il faut créer des scénarios et des réponses. Le chemin se trace avec efforts mais on voit la lumière au bout du Tunnel.


SAFETY sur le chantier



Le Digital utilisé pour illustrer la prévention sur un chantier.

Dans un post précédent intitulé "Quand le BIM s’amuse avec ses « dimensions »" alors qu'on s'interroge sur la vertue (??) d'appeler 8D la notion de sécurité sur un chantier, il n'en reste pas moins important que de traiter la notion de sécurité et si possible avec les outils digitaux.

Partir d'un modèle 3D, créer les méthodes de construction, ajouter les séquences de montage et démontage des engins de levages, insérer les équipements nécessaires à l'acte de construction (jusqu'à la rotation des banches parfois) et le tout en relation avec un planning. C'est faire de la 4D orientée Safety.

Il appartient alors de scénariser à l'aide de pictogrammes pour illustrer sa séquence et avec un bon légendage, réaliser un PGC en 4D.

BUREAU VERITAS, précurseur dans le domaine s'est vite intéressé à la 4D et s'est penché à maintes reprises sur ce sujet.

Le Plan de Transition Numérique du Bâtiment (PTNB) s'est emparé du sujet et les ateliers ABV+ pour réaliser et commenter un PGC. Les OPC, société d'ingénierie, bureau d'étude mais également les constructeurs ont bien compris l'intérêt de la 4D et œuvrent aujourd'hui à travers des initiatives avec les préventeurs.

Enfin la littérature ne cesse de s'accorder à venter les mérites dans le domaine de la Sécurité (pour les anglicistes, un excellent papier sur le sujet) .


Des Freins à lever

Utiliser la 4D pour la Safety devient une évidence à trois conditions : le savoir, le savoir-faire et le faire-savoir.



Le savoir : se former à la 4D représente un avantage tout particulier car il offre les moyens d'utiliser les technologies de maintenant et surtout de demain. Il existe aujourd'hui un arsenal de programme de formation professionnelle pour bénéficier d'une aide à la formation sur ces sujets de 4D. L'offre pédagogique s'étoffe et comprendre la 4D dans le domaine de la Safety n'est rien d'autre que d'utiliser des outils pour faire son métier. On ne change pas de paradigme. Les acteurs de la prévention sont en mesure de pouvoir mettre en place au sein de leur organisation respectives des cellules 4D dédiées à un ensemble d'activité, ou inversement "saupoudrer" de la 4D à travers les différents services de l'entreprise (méthode constructives/préparation - Coordinateur SPS - OPC - Chef de chantier - Conducteur de travaux). Le temps investi rapporte à la condition de pratiquer.


Le savoir-faire est une conjugaison entre le métier et les nouvelles technologies. Comment décliner ses connaissances et son expérience avec des nouveaux outils. Les entreprises se dotent de professionnels jeunes et dynamiques à la croisée des deux chemins afin d'inviter les ressources de l'entreprises à travailler en 4.0. C'est un travail de longue haleine mais qui suppose un accompagnement au changement par des professionnels, un parcours de compétences à mettre en œuvre et à intégrer à la GEPEC projet des professionnels de chaque métier. La Direction des Ressources Humaines ne peut pas être tenue à l'Ecart.


Le faire savoir: L'utilisation de la 4D est parfois l'apanage de quelques personnes. En témoigne la faiblesse du déploiement au sein des Organisations. Il s'agit de quelques initiés qui manipulent, des professionnels de leur métier étiqueté "passionné de l'informatique ou pionnier". La conviction d'un déploiement massif ne peut passer que par la démonstration que le coût investi et très inférieur aux économies réalisées. Cet exercice est essentiel et devrait être fait sur plusieurs projets pour voir le gain de temps réalisée. Il arrive trop souvent que l'on minimise le gain lorsqu'après avoir recouru à la 4D on vienne dire que ça s'est passé normalement. La "normalité" n'est pas le fruit d'un fonctionnement habituel. Les Directeurs d'exploitation le savent, les projets dérivent et la fourchette se situe entre 5 et 30% pour certains projets et selon certaines configurations contractuelles. la normalité est le résultat d'un travail en amont avec la 4D pour pré-visualiser les difficultés et proposer des solutions. Les problèmes ne se produisent pas sur le chantier puisqu'on détecté virtuellement et qu'on les a éliminé (le normal est donc loin de l'être). Ne disparaitront pas pour autant les impondérables mais heureusement sinon cela signifie qu'il n'y a pas d'aléas (personne ne maitrise la température, le climat et les intempéries, les absences pour maladie etc...).

Montrer et démontrer dans son organisation avec chiffre à l'appui le gain de temps, l'efficacité est un travail à réaliser pour "le faire savoir" , afin de mettre en place la seconde étape: le déploiement à une échelle plus grande. La 4D passe d'une "approche" nouvelle à la "façon" standard de planifier.


Le faire savoir c'est aussi donner les moyens de présenter cette approche maitrisée comme sa méthode de travail. "Moi entreprise X je planifie en 4D". Certains vous diront qu'ils s'exposent mais toute nouvelle offre expose celui qui la propose, ce n'est pas nouveau.

Enfin, il appartient également aux Donneurs d'Ordres privés/publiques de s'emparer de ce thème pour le préciser au sein de leur Appel d'Offre. (voir notre post sur ce point). C'est une manière de tordre le cou à la situation de la "poule et de l'œuf". Car la question revient souvent : "pourquoi faire de la 4D si on ne me le demande pas " ? Ou pire encore "pourquoi vais-je dire que je fais de la 4D si on ne me le demande pas ?" Parce que la 4D est un atout, le vôtre, vous en tant que Donneur d'ordre quand vous la demandez et vous en qualité d'acteur du monde de la Construction. Vous produirez mieux et plus, et pas forcément moins cher mais de façon plus certaines et plus structurée.


Convergence

C'est le maitre mot pour voir les énergies éparses se rassembler et mettre en mouvement cette thématique de la sécurité en 4.0

Car enfin, il est important de rappeler qu'aujourd'hui, personne n'a besoin d'être convaincu de l'importance de la sécurité sur les chantiers. C'est un risque qu'aucun ne veut courir et cela montre la maturité des Organisations. La seule question est , veut-on gagner du temps tout en maintenant le niveau d'exigence et de sécurité. Pendant de nombreuses années, les deux étaient antinomiques, aujourd'hui la technologie nous permet de simuler au plus près des conditions du réel pour savoir si cela est possible ou pas.




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